Vous est-il déjà arrivé de rentrer chez vous et de découvrir votre canapé en lambeaux ? De trouver, à votre retour du travail, un mot gentiment déposé par votre voisin indiquant que votre chien a aboyé toute la journée ou encore de constater des petits accidents dans votre salon?
On parle d'anxiété de séparation lorsqu'un chien n'est pas apte émotionnellement à rester seul, pendant de courtes ou de longues absences. Parfois, une simple poignée de minutes suffit à le plonger dans un état de détresse. Il peut alors manifester son désarroi en détruisant votre mobilier, en aboyant de manière compulsive tout au long de la journée ou en faisant ses besoins à l'intérieur tout en ayant acquis la propreté.
Les erreurs qui rendent le chiot anxieux lors de nos départs
Lorsque le chiot arrive dans le foyer, c'est l'attraction générale. Comment résister à sa tête de peluche et à ses coussinets miniatures ? On en profite donc pour l'emmener partout : dans toutes les pièces de la maison, dans la salle de bain et parfois jusqu'aux toilettes (oui, je vous l'assure !). On décide de partager sa vie avec un chien pour ça, pas vrai ? Enfin, pas pour le prendre sur nos genoux pendant que nous sommes aux toilettes...
Eh bien, ce sont les premières erreurs à ne pas commettre. Il faut garder un œil sur le nouvel arrivant, bien sûr — personne ne vous contredira... Mais en le couvant constamment d'attentions et en lui imposant votre présence en continu, vous ne l'habituez pas à la solitude. C'est le début des ennuis.
Autre cas de figure, vous projetez de vous absenter et de le laisser seul pendant un court instant... mais à peine la porte fermée, vous l'entendez déjà pleurer. Trop de peine : l'apprentissage de la solitude attendra et vous revenez le consoler. C'est alors un engrenage qui se met doucement en place.
Vous êtes décidé cette fois-ci : vous allez le laisser seul. Mais comme la fois précédente vous a fait de la peine, vous passez une bonne dizaine de minutes à essayer de le rassurer avec une voix mielleuse avant de franchir le pas, tout en lui faisant des câlins, c'est noël avant l'heure. Troisième erreur : sans vous en rendre compte, vous augmentez son niveau d'excitation et exacerbez les émotions qu'il ressent et ne le préparez pas de la meilleure des manières pour votre absence.
Comment s'y prendre pour que notre chiot ne stresse pas lors de nos absences ?
Lors de la période de socialisation du chiot, qui s'étend de ses 3 à 16 semaines, le chiot est une véritable éponge : il est en capacité de comprendre très rapidement ce qu'on essaie de lui enseigner. Il est primordial de ne pas « rater » cette fenêtre et d'en profiter pour établir des bases saines et cohérentes. On peut lui apprendre les règles de vie à la maison, comme ne pas mâchouiller les chaussures ou les câbles de télévision. C'est également le moment idéal pour prévenir l'anxiété de séparation.
Il faut profiter des micro-absences que la vie quotidienne vous offre :
Une envie d'aller aux toilettes ? Ne prenez pas votre chiot avec vous.
Vous comptez prendre une douche ? Laissez-le seul dans un endroit sécurisé.
Vous pouvez, au cours de la journée, reproduire ces mini-départs sans forcément effectuer une activité précise, mais simplement pour observer sa réaction. Les petites absences pourront ensuite devenir plus longues : la clé est la progressivité.
Avant de le laisser seul dans votre maison ou votre appartement, assurez-vous qu'il soit bien dépensé. Jouez avec lui pendant un court instant et permettez-lui de faire une balade pour combler ses besoins. N'entamez pas cet apprentissage brut dès la première heure d'arrivée : laissez passer quelques jours pour qu'il prenne ses repères dans son nouvel environnement.
Lorsque vous quittez votre logement, banalisez le départ. Agissez de la manière la plus naturelle possible, sans ajouter d'émotions inutiles dans l'équation. Il s'agira de quelques minutes au début : il ne faut pas oublier le chiot pendant des heures ! Tout naturellement, et à force de répétition, votre chiot s'habituera progressivement à votre absence.
Comment résoudre le trouble de l'anxiété de séparation chez le chiot ?
Vous tombez sur cet article un peu tard et avez cumulé quelques-unes des erreurs listées ci-dessus ? Pas de panique, il suffit de reprendre l'apprentissage de la solitude étape par étape.
Assurez-vous qu'il ait accès à une occupation stimulante et positive pendant votre absence : un jouet d'occupation auquel il n'a pas accès d'habitude ou un objet dans lequel vous pouvez déposer de la nourriture (astuce : garnissez-le de nourriture humide et placez-le au congélateur, votre chiot sera occupé beaucoup plus longtemps). Le but est qu'il associe votre départ à un événement positif.
On s'assure toujours que le chiot est suffisamment dépensé physiquement et mentalement, qu'il a fait ses besoins, et on s'absente quelques minutes. Si tout se passe bien à votre retour, vous pourrez répéter ce processus en rallongeant progressivement la durée, jusqu'à pouvoir vous absenter quelques heures en toute sérénité.
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